Julien Denormandie, qui préside le Conseil agricole de l’UE, a réuni le 7 février vingt-trois des ministres de l’Agriculture de l’UE à Strasbourg et dans ses environs pour les convaincre des bénéfices que pourraient tirer les agriculteurs de la séquestration de carbone dans les sols. Il s’agit de «définir des pratiques reconnues pour capter le carbone et qui pourront être économiquement valorisées sous forme de crédits carbone», a-t-il souligné en marge de la réunion. La France espère faire adopter des conclusions du Conseil sur cette question d’ici le mois de mars, alors que la Commission européenne doit présenter à la fin de l’année des proposition législatives en vue de fixer un cadre réglementaire sur la certification de la séquestration du carbone dans les sols et la forêt. Le ministre espagnol Luis Planas, entre autres, a confirmé l’intérêt des ministres de l’Agriculture pour ce dispositif qui pourra apporter des ressources supplémentaires et qui, pour une fois, ne place pas les agriculteurs dans une position défensive face aux contraintes environnementales. Mais certains se montrent plus prudents. Son homologue allemand Cem Ozdemir, notamment, prévient qu’il faut éviter tout "greenwashing". Il craint notamment les «doubles paiements» de mesures qui bénéficieraient à la fois de soutiens de la Pac et d’une rémunération via des crédits carbone.
Abonné
Plus d’articles sur ce thème
Biogaz : la France devient première productrice européenne
La France a augmenté de 13 % ses capacités de production de gaz renouvelable l’an dernier, se hissant sur la première…
Fiscalité : Lecamp et Potier lancent une mission parlementaire sur la fiscalité agricole
Dans des décrets parus au Journal officiel le 10 avril, le député socialiste Dominique Potier et son homologue du…
Pesticides : la liste des usages prioritaires publiée au Journal officiel
Le ministère de l’Agriculture a publié le 11 avril au Journal officiel une liste de plus de 120 usages de…