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COP15 : Paris veut développer la piste des «crédits biodiversité»

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À la COP15, «nous allons lancer une piste de certificat biodiversité pour reconnaître les atouts des forêts pour la préservation de la biodiversité à l’échelle mondiale», indique l’entourage de la ministre chargée du développement Chrysoula Zacharopoulou le 9 décembre, confirmant des déclarations récentes d’Emmanuel Macron. Les expériences actuelles de ce type de certificats, souligne le chercheur du Cirad, Alain Karsenty, prennent actuellement deux formes. D’un côté les systèmes de compensation, comme le site de Cossure ou les aides de Vinci au hamster d’Alsace en France. Mais «les équivalences écologiques sont toutefois difficiles à établir», note l'économiste. Une entreprise devrait donc selon lui «d’abord appliquer rigoureusement la séquence Eviter-Réduire-Compenser [issue de la loi sur le paysage de 2016] avant d’être autorisée à émettre des certificats». Autre système: des instruments sans contrepartie servant «avant tout de véhicules de financement». La Zoological Society of London a par exemple créé en 2019 des «rhino-bonds», dont les investisseurs ne percevront d’intérêts qu’en cas d’augmentation des populations de rhinocéros noir au Kenya. Principal point d'attention dans ce cas : la «cohérence des actions menées par les entités émettrices de certificats».