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CVO: une répartition toujours inacceptable pour l’Agence bio

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Face à une consommation ralentie, «on ne peut pas entendre qu’une partie aussi faible des CVO (contributions volontaires obligatoires, NDLR) soit dédiée à la communication de la bio», défend Loïc Guignes, président de l’Agence bio et référent bio des chambres d’agriculture à l’occasion d’une conférence de presse le 10 juin. Dans le cadre de la campagne de communication radio lancée fin mai 2022, «certaines interprofessions ont joué le jeu», reconnaît-il, saluant les enveloppes de 200 000 euros accordées respectivement par le Cniel et par Interfel. Mais cet effort reste insuffisant face à la collecte des CVO, qui s’est élevée en 2019 à 39,5 millions d’euros (M€) pour le Cniel et 39 M€ pour Intercéréales, ou encore à 34,9 M€ pour Interbev en 2020, et à 23,2 M€ pour Interfel en 2018. Avec désormais 10% de la SAU et 13% des exploitations certifiées bio au total, «il serait injuste que l’agence ne reçoive pas une quote-part plus importante», défend Loïc Guignes. Actuellement, environ 350 000 euros de cotisations reviendraient annuellement à l’Agence bio, alors que les seuls acteurs laitiers bio auraient versé 2 M€ en 2021 au Cniel, selon la Fnab (producteurs bio). À ces enveloppes s’ajoutent les budgets dédiés aux commission bio internes aux interprofessions, pouvant atteindre 300 000 euros au Cniel, voire 400 000 € chez Interbev, mais qui ne concernent pas «la bio en général», déplore Laure Verdeau, directrice de l’agence. Comme ils l’avaient fait avec Julien Denormandie, le président et la directrice demanderont donc prochainement une plus juste répartition à Marc Fesneau.