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Dégâts de gibier: le CGAAER recommande un « choc de régulation » en forêt domaniale

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Dans le cadre du renouvellement du contrat pluriannuel entre l’État et l’Office national des forêts (ONF), le CGAAER préconise, dans un rapport paru le 25 septembre, un «plan d’action global de régulation des ongulés», sans lequel «aucune régénération pérenne (des forêts) n’est envisageable». Pour ce faire, les auteurs proposent des «mesures fortes », notamment la mise en place d’un « choc de régulation des ongulés sauvages » dans les forêts domaniales identifiées par l’ONF comme «en fort déséquilibre forêt-ongulés». Il s'agira notamment, à court terme, de suivre l’exemple des mesures mises en place en 2019 dans les « zones blanches » pour lutter contre la peste porcine africaine (PPA). Plus de 1000 sangliers avaient été tués dans la «zone blanche», entre janvier 2019 et septembre 2020, dont 52 % par tirs de nuit, 37 % par battue et 11 % par piégeage, selon l'ONCFS (aujourd'hui l'OFB). Le dispositif incluait même des surveillances aériennes par hélicoptère. L'objectif était d'éliminer le maximum de sangliers et d'éviter la propagation de la maladie sur le sol français. Le «choc de régulation» du CGAAER doit inclure «la gestion des animaux abattus : découpe, transformation, distribution de la venaison ou élimination des cadavres (équarrissage)». A l'issue de cette phase d'éradication, une « indemnisation temporaire » des chasseurs de la zone concernée est prévue pour compenser la baisse du nombre d’ongulés chassables.