La Fédération nationale des chasseurs a affirmé le 4 septembre ne plus vouloir payer seule les dégâts causés par des sangliers qui prolifèrent en France, proposant que l’État et les agriculteurs contribuent. «Chaque année, des millions d’euros s’évaporent pour compenser des cultures agricoles ravagées par des sangliers toujours plus nombreux… Et rien ne change», a écrit le président de cette fédération (FNC), Willy Schraen, dans un éditorial transmis à la presse. En 2023, un accord entre chasseurs et agriculteurs avait été signé, prévoyant des mesures de prévention. L’État avait monté un «fonds national» sur trois ans qui, après avoir versé 50 millions d’euros, n’a plus de financement au-delà de 2025. L’indemnisation a coûté aux Fédérations départementales des chasseurs, ces quatre dernières années, près de 90 millions d’euros par an en moyenne. Et cette charge est répartie sur un nombre d’adhérents de moins en moins élevé, laissant «des fédérations des chasseurs exsangues», selon la FNC. «Le système d’indemnisation des dégâts de gibier, dans sa configuration actuelle, atteint ses limites (...) Il faut le réformer en profondeur pour le pérenniser», a affirmé l’organisation des chasseurs. Elle propose «l’introduction d’une participation obligatoire de l’État» et «la création d’une contribution financière des agriculteurs, modulée en fonction de la mise en œuvre des mesures de prévention».
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