A l’approche du vote, le 8 octobre, de la session plénière du Parlement européen sur la révision ciblée du règlement OCM de la Pac portée par la Française Céline Imart (PPE), la question de la protection des dénominations, comme « steak », « burger » ou « saucisse » pour la viande suscite toujours la controverse. Pour la Néerlandaise Anna Strolenberg, en charge du dossier pour le groupe des Verts, cette proposition est un « écran de fumée » pour les éleveurs estimant que les consommateurs ne font pas la différence entre un burger de viande et sa version végétale. Un amendement alternatif déposé par le groupe centriste Renew souhaite assouplir la position de la commission de l’Agriculture, en interdisant uniquement l’utilisation des termes explicitement liés à des appellations d’« animaux », plutôt que des termes basés sur la forme. L’idée est d’éviter des conséquences indésirables comme l’interdiction accidentelle du « steak de thon ». Mais, de son côté, la rapporteure insiste. « Les gens peuvent manger du tofu ou des galettes à l’éprouvette tant qu’ils le souhaitent, mais ce n’est pas de la viande », a ainsi indiqué Céline Imart dans un communiqué de presse du 6 octobre. Et d’ajouter : « Les mots ont un sens : un steak, c’est de la viande. Point. »
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