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Devoir de vigilance: une médiation judiciaire proposée à Casino

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Une médiation judiciaire a été proposée dans le cadre du devoir de vigilance au groupe Casino, accusé par onze organisations de défense de l’environnement et des indigènes de participer via ses filiales sud-américaines à la déforestation de l’Amazonie, a appris l’AFP à l’issue d’une première audience au tribunal de Paris le 9 juin. Cette médiation devrait avoir lieu «d’ici la fin juillet», a indiqué Sébastien Mabile, l’un des avocats de cette coalition d’ONG (parmi lesquelles France nature environnement). «Dans les supermarchés des filiales de Casino au Brésil et en Colombie se trouve de la viande de bœuf qui provient d’abattoirs se fournissant auprès de fermes participant à la déforestation illégale de l’Amazonie», a-t-il expliqué, en reprochant au distributeur de n’avoir rien fait depuis qu’il a été assigné en mars 2021. Une délégation d’une dizaine de personnes venues d’Amazonie était également présente sur le parvis du tribunal. Eloi Terena, avocat et membre de l’association des peuples autochtones du Brésil (Apib), a dénoncé la présence d’un élevage situé à Uru Eu Waw Waw (état de Rondonia), sur lequel 13 411 hectares de forêt ont été déboisés. «Cet élevage compte plus de 20 000 animaux destinés à l’industrie agroalimentaire. Sa viande, c’est prouvé, est vendue dans les supermarchés Casino», a déclaré le juriste. Casino détient la plus importante chaîne de supermarchés au Brésil via sa filiale Pao de Açucar (GPA) et en Colombie via Exito.