«Notre plan stratégique régional s’est construit d’après notre feuille de route Neoterra», souligne Jean-Pierre Raynaud, vice-président de la région Nouvelle-Aquitaine en charge de l’agriculture dans un entretien avec Agra Presse. Adoptée en 2019, cette stratégie de «transition écologique et énergétique» fixe plusieurs objectifs à l’horizon 2030, dont «sortir des pesticides de synthèses», réduire de 30% les prélèvements d’eau en étiage, et atteindre 80% d’exploitations certifiées bio ou HVE. Concrètement, dans le cadre de la Dotation aux jeunes agriculteurs (DJA), la région accordera des aides «à la trésorerie», entre 13 000 € et 17 000 €, assorties de primes pour les installations hors-cadre (5500 €) et pour le bio. La prime bio ira de 2000 € pour la création d’un atelier certifié, à 10 000 € pour les fermes présentant déjà 50% de SAU bio avant reprise, «afin d’éviter le phénomène de déconversion». Sur les 1000 installations annuelles attendues, la région espère que près de la moitié choisira un atelier bio d’ici 2027, contre un tiers actuellement. «Pour obtenir le solde des aides de 20%, les exploitants devront par ailleurs être éligibles a minima à l’écorégime de niveau 2», poursuit Jean-Pierre Raynaud. Les aides à l’investissement, ouvertes aux «nouveaux installés entre 41 et 55 ans», privilégieront par ailleurs les ruminants, «afin d’éviter le retournement des prairies permanentes et de protéger les sols».
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