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Eau : en Ile-de-France, le regain du maraîchage pourrait accentuer les tensions (étude)

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L’accès à l’eau, notamment par forage, constitue un levier essentiel pour accompagner la diversification maraîchère et légumière en Île-de-France au sein des projets alimentaires territoriaux (PAT), souligne une étude dirigée par Nabil Touili (Inrae – Campus Agro Paris) publiée le 5 août dans la revue Cahiers Agricultures. Entre 2010 et 2020, le nombre d’exploitations maraichères y a presque doublé, alors que la production locale ne couvre que 12 % de la consommation francilienne. Or, les besoins en eau y sont significatifs: 83 % des exploitations maraîchères font appel à l’irrigation, contre 15 % pour les grandes cultures. D’ici 2060, les besoins en eau pourraient croître de 40 % par rapport aux besoins en 2000, quand les projections annoncent une baisse de la disponibilité des nappes souterraines pour l’irrigation. Pour l’heure, les forages individuels restent le mode d’accès privilégié à l’eau. Les agriculteurs identifient toutefois comme solution prioritaire le stockage à petite échelle, via la récupération de l’eau de pluie. L’étude recommande d’en évaluer les incidences, au sein des PTGE, sur les débits d’eau de surface, les niveaux d’étiages et la recharge de la nappe d’eau souterraine. Elle évoque aussi une autre piste, encore peu explorée : la réutilisation des eaux usées traitées (Reut). Une option toutefois contraignante, en raison de normes sanitaires et environnementales strictes, et coûteuse.