Il faut repenser un modèle de financement de l’eau « à bout de souffle », entre une ressource en eau qui se raréfie et une dépollution qui se complexifie, met en garde le 19 novembre une note de la Fondation Jean Jaurès, cercle de réflexion de gauche, et du groupe Suez. Le plan Eau, présenté quelques mois après l'épisode de sécheresse de 2022 par le président Emmanuel Macron, prévoit notamment une baisse de 10 % des prélèvements d’eau d’ici 2030. Soit, mécaniquement, une baisse de recettes pour les gestionnaires de l’eau, « au moment où on sait qu’il va falloir mettre au contraire plus d’argent sur les services d’eau », indique Arnaud Bazire est vice-président exécutif de Suez (en charge des activités Eau en France). Parmi les principales mesures avancées pour qui concerneraient tous les secteurs : « faire évoluer la part fixe (abonnement) en instaurant un plancher à 30 % » ; « repenser la contribution des usages économiques (industrie, énergie, agriculture) au financement de l’eau ». Les auteurs proposent par ailleurs de revoir les tarifs des particuliers (hausse des tarifs) et des industriels (fin des tarifs dégressifs). Ils prévoient aussi d'étendre la redevance pour prélèvement sur la ressource en eau aux forages privés, « dans le respect du principe préleveur-payeur ».
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