Le tribunal judiciaire de Nanterre a autorisé le 18 novembre la poursuite de la commercialisation des eaux Perrier, marque de Nestlé Waters, sous l’appellation «eau minérale naturelle», après le recours introduit en référé par l’UFC-Que Choisir. L’association de consommateurs arguait que la microfiltration utilisée par le groupe sur ses eaux faisait que celles-ci ne pouvaient plus prétendre à l’appellation «eau minérale naturelle», et demandait une «interdiction de commercialisation» et «la cessation des tromperies». Pour son avocat, Alexis Macchetto, il existait même «un risque réel pour le consommateur». Le tribunal a déclaré les demandes de l’association «irrecevables (...) faute de qualité à défendre» et jugé qu’il n’y avait notamment pas «lieu à référé (procédure d’urgence, NDLR) sur les demandes de retrait du marché et de rappel des eaux Perrier issues de sites gardois étiquetés +eau minérale naturelle+ non consommées». «L’existence d’un risque sanitaire pour le consommateur lié aux eaux Perrier étiquetées +eaux minérales naturelles+ n’est nullement établie avec l’évidence requise en référé, de sorte qu’aucun dommage imminent n’est démontré», a répondu le tribunal dans sa décision. L'association n’a pas indiqué dans l’immédiat si elle interjeterait appel.
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