La ministre de l'Agriculture Annie Genevard veut «ajuster» la loi Egalim, censée garantir une meilleure rémunération des agriculteurs en encadrant davantage les négociations entre les fabricants agroalimentaires et la grande distribution, a-t-elle déclaré à La Tribune Dimanche. Pour la ministre LR, la loi doit évoluer pour «corriger certains dysfonctionnements relationnels» avec la grande distribution : «certains exercent une pression déraisonnable sur les prix et, par les centrales d'achat européennes, cherchent à échapper aux lois Egalim», dit-elle dans cette interview. «Légiférer sert à ajuster le dispositif en fonction de la réalité», explique la ministre. La loi Egalim 2 a été promulguée fin 2021. Elle visait notamment à protéger les exploitants agricoles en «sanctuarisant la matière première agricole». La pratique est plus complexe et l'efficacité de la loi questionnée mais l'idée de la ministre serait «maintenant de protéger en partie aussi la matière première industrielle», à savoir les évolutions de prix subies par les fabricants sur l'énergie, le transport ou les emballages. Une idée récemment proposée par quatre députés de la commission des affaires économiques. Les négociations commerciales se tiennent actuellement et doivent se conclure d'ici au 1er mars. Leur tenue «inspirera les contours du projet de loi», qui pourrait être présenté d'ici l'été, ajoute Mme Genevard.
Abonné
Plus d’articles sur ce thème
Loi d’urgence agricole : une CMP mal engagée
Après son examen au Sénat, une commission mixte paritaire (CMP) se prépare pour le projet de loi d’urgence, sans garantie…
Œufs alternatifs : le Canada à la traîne derrière les États-Unis
L’organisation animaliste internationale Mercy for Animals constate que le Canada stagne à 21 % de sa production…
Loup : contre l’exécutif, le Sénat assouplit à nouveau les règles de gestion
À l’occasion de l’examen du projet de loi d’urgence agricole le 2 juillet, les sénateurs ont assoupli à nouveau le…