Les organisations et coopératives agricoles de l’UE déplorent, dans un communiqué du 16 mars, la position adoptée par les ministres de l’Environnement de l’UE sur la révision de la directive Émissions industrielles étendue au secteur de l’élevage. Les seuils d’entrée dans le dispositif pour les élevages de bovins et les porcs ont été fixés à 350 unités de gros bovins (UGB) et pour ceux de volaille à 280 UGB. «Au moins, les débats houleux qui ont entouré les négociations ont permis de clarifier un point: l'approche par seuil proposée par la Commission européenne est avant tout politique, punitive et aura des conséquences imprévues lorsqu'elle sera appliquée dans les exploitations agricoles», dénonce le Copa-Cogeca qui rejette les objectifs convenus entre les Vingt-sept. Autre critique: la mesure visant à empêcher une exploitation de se scinder en deux pour échapper aux contraintes «qui englobe des concepts flous de "proximité" et de "relation économique ou juridique" menaçant le modèle d'entreprise des coopératives». En France, la FNB (éleveurs des bovins viande, FNSEA) dénonce la «volte-face» du gouvernement: en soutenant le compromis de la présidence suédoise, la délégation française «n’a pas tenu (…) la position(…) qu’elle s’était engagée à tenir auprès des éleveurs». Pour la FNB, les élevages bovins n’ont «aucunement leur place» dans la directive IED.
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