Pour juguler la flambée des prix du gaz dans le contexte de la guerre en Ukraine, la Commission européenne a proposé le 22 novembre, un mécanisme temporaire permettant de plafonner les prix de gros sur le marché gazier de référence de l'UE. Une mesure qui est notamment à l’origine de fortes divergences au sein du couple franco-allemand. La France tout comme l’Espagne et le Portugal défendent avec vigueur ce mécanisme alors que l’Allemagne et plusieurs pays nordiques (Danemark, Pays-Bas) le rejettent catégoriquement redoutant des perturbations des approvisionnements européens. Cet instrument vise à plafonner pour un an, à partir du 1er janvier, les prix des contrats mensuels sur le marché gazier néerlandais TTF utilisé comme référence dans la majorité des transactions des opérateurs dans l'UE. Il se mettrait automatiquement en place dès que les prix dépasseraient 275 euros/MWh pendant deux semaines consécutives, et à condition qu'ils soient au moins supérieurs de 58 € au prix mondial moyen du gaz naturel liquéfié pendant dix jours. Par conséquent les transactions au-delà de 275 € ne seraient plus autorisées. Le mécanisme pourrait être suspendu à tout moment «en cas de risque sur la sécurité des approvisionnements, pour la stabilité du marché, ou pour les efforts des Européens pour réduire leur demande de gaz» a indiqué la commissaire à l'Energie, Kadri Simson. Ce dispositif sera notamment examiné par les ministres de l’Energie de l’UE qui se réunissent le 25 octobre pour tenter de se mettre d’accord sur un paquet de mesures.
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