Le groupe coopératif céréalier du nord-est de la France Vivescia a annoncé dans un communiqué de presse du 12 avril l’ouverture sur 200 hectares d’expérimentations autour de la fertilisation à partir d’engrais dits décarbonés. Ces derniers sont fabriqués par le groupe Fertiberia, qui utilise pour ce faire de l’hydrogène obtenu par électrolyse de l’eau à partir d’électricité solaire, en lieu et place de gaz naturel pour produire de l’ammoniac. «La première usine de Fertiberia concernée par ce nouveau procédé de fabrication industrielle est celle de Puertollano, au sud de l’Espagne», précise le communiqué. Par ailleurs, les engrais développés par Fertiberia permettent de réduire les émissions d’oxyde nitreux – un gaz à effet de serre 300 fois plus puissant que le CO2 – au champ. «Les premiers tests en laboratoire montrent une réduction de 20 à 45% par rapport à un engrais conventionnel», souligne Bernard Boulanger, directeur commercial chez Fertiberia France. En France, l’agriculture est aujourd’hui le troisième émetteur de gaz à effet de serre et y contribue à hauteur de 19%, selon le Commissariat général au développement durable. «Tous les leviers disponibles dès aujourd’hui pour diminuer les conséquences de la fertilisation azotée doivent être actionnés et les engrais décarbonés en font évidemment partie», précise Savine Oustrain, directrice recherche et agronomie au sein de la coopérative.
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