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Engrais: la baisse des prix «ne se ressentira pas tout de suite», selon FranceAgriMer

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Lors d'une conférence de presse à l'issue du conseil spécialisé Grandes cultures du 18 janvier, FranceAgriMer est revenu sur l’apaisement des cours des engrais, observé depuis la fin de l’automne en raison d’une diminution de la demande et d’une baisse du prix du gaz, rapporte Marc Zribi, chef de l’unité Grains et sucre de l’office agricole. Pour expliquer la «forte baisse des prix du gaz naturel par rapport aux évolutions des derniers mois», ce dernier évoque les conditions climatiques douces de l’automne et de l’hiver, l’excédent de production aux États-Unis et l’accumulation des stocks visant à prévenir de possibles coupures. «Les prix reviennent à des niveaux observables avant la guerre en Ukraine, mais restent à des niveaux extrêmement hauts, trois à quatre fois plus élevés qu’avant la crise sanitaire», souligne Marc Zribi. Quant au président du conseil spécialisé Grandes cultures de FranceAgriMer, Benoît Piètrement, il reste néanmoins prudent quant à l’effet «positif» de cette baisse sur les cultures à venir. «Les prix des engrais azotés se tassent un peu, mais enregistrent des niveaux 2,5 fois plus élevés qu’il y a deux ans», souligne-t-il. Et d’ajouter que «90% des apports ont d’ores et déjà été achetés à des prix très élevés. Pour la récolte 2023, les baisses ne se ressentiront pas tout de suite.»