Demandant le «maintien de l’utilisation [des engrais perlés] en agriculture biologique», une pétition a été lancée fin septembre sur le site Change.org par Aseu Trading et son dirigeant François Devillers, propriétaire de la marque Orgamax en Europe. Avec 61 signataires au moment de la parution de cet article, la pétition estime que les discussions autour d’une éventuelle interdiction de ces produits tirent leur origine dans les «attaques immédiates et récurrentes de la part d’un groupuscule de producteurs traditionnels Français d’engrais organiques». Bien qu’«il n’existe à ce jour aucune mesure d’interdiction» officielle, les auteurs confirment que l’Inao, sa commission bio et la DGCCRF «seraient sur le point de prendre une décision d’interdiction». Une sentence «unilatérale», regrette Aseu Trading, déplorant qu’elle sera prise «sans avoir écouté les producteurs, importateurs, distributeurs». Et les discussions autour de cette interdiction, relayées par un e-mail récent de la Coopération agricole et des articles de presse, ont «fait l’effet d’un bombe dans le marché chez les distributeurs et agriculteurs», regrette la pétition. Grâce aux signatures, espèrent les auteurs, «nous allons montrer aux autorités que notre voix doit être entendue, pour que la décision ne soit pas prise sur un coin de table.» Car, maintiennent les fournisseurs, leurs engrais organiques «sont un modèle de produits propres, à la traçabilité parfaite», Orgamax disposant même «d’un certificat délivré après un organisme hollandais de référence».
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