Le volet alimentation est le parent pauvre de la Vision sur l’agriculture et l’alimentation présentée le 19 février par la Commission européenne. Quelques propositions émergent néanmoins du côté de l’étiquetage. Bruxelles s’engage à étendre «l’étiquetage du pays d’origine en fonction des spécificités sectorielles et des règles du marché unique». Et un dispositif volontaire sur le bien-être animal devrait aussi voir le jour une fois la révision du cadre réglementaire présentée (en 2026). Rien, par contre, sur l’étiquetage nutritionnel. Un dossier bien trop épineux. Alors qu’une proposition pour généraliser le Nutriscore (ou un système équivalent) a été envisagé ces dernières années, Bruxelles préfère finalement laisser le dossier entre les mains des pays au niveau national. L'exécutif européen devrait, par ailleurs, présenter une législation sur les marchés publics pour que «le prix le plus bas ne soit plus le seul critère» lors de l’achat de nourriture afin de récompenser les efforts de qualité et de durabilité des agriculteurs européens.
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