Dans un rapport publié le 3 septembre, le CGAAER (ministère de l’Agriculture) étudie notamment le cas de la fièvre aphteuse, la seule maladie pour laquelle l’État français dispose d’une banque d’antigènes. Ses auteurs s’y disent « étonné[s] de l’écart de dimension entre la banque de vaccins anti-aphteux maintenue en France et celle que possède l’Allemagne », qui a connu un foyer en début d’année (résorbé depuis). « Il peut être utile de reposer la question de son calibrage avec des scénarios où la fièvre aphteuse apparaîtrait dans des régions de forte densité d’animaux sensibles ». Autrement dit, les stocks français se révéleraient rapidement insuffisants en cas de crise majeure. Maladie virale très contagieuse mais n’affectant pas l’homme, la fièvre aphteuse touche de nombreux animaux d’élevage (porcins, caprins, ovins et bovins), avec de lourds impacts sanitaires et économiques. Selon les inspecteurs, « la France maintient une banque d’antigènes pour une vaccination périfocale d’urgence en cas de foyer de fièvre aphteuse ». Concrètement, cette banque prend la forme d’un « contrat (d’achat) avec le fabricant Boehringer Ingelheim », qui conserve les antigènes, lesquels sont utilisés si besoin pour produire des vaccins « en cinq à dix jours ».
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