Lors de l’examen du PLF au Sénat le 17 janvier, Annie Genevard a estimé «prématuré» de débloquer des crédits publics pour financer une «surcapacité d’équarrissage» pouvant être déployée en cas de crise sanitaire, renvoyant le sujet aux Assises du sanitaire. La ministre de l’Agriculture s’est engagée à ce que cette question «soit convenablement traitée aux Assises», tout en demandant que «l’on fasse la lumière sur les dysfonctionnements» rencontrés par la société Atemax à l’été 2024. En raison de l’épizootie de FCO, les capacités de traitement avaient été saturées, entraînant une suspension de la collecte des animaux trouvés morts en élevages. Deux amendements – déposés l’un au nom de la Coméco et l’autre par des élus centristes – proposaient de «consacrer temporairement 2,1 M€ au maintien de surcapacités d’équarrissage, avant d’en transférer la charge aux interprofessions». La France ayant retrouvé son statut indemne d’ESB, les abattoirs ne sont plus tenus d’enlever les parties à risque (moelle épinière et crâne), ce qui représente «180 000 tonnes» retirées de l’équarrissage, selon Laurent Duplomb. «Si on ne fait rien, les centres d’équarrissage – qui sont des centres privés – fermeront ces lignes», prévient le sénateur LR, de Haute-Loire, qui a finalement retiré son amendement à la demande de la ministre.
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