Abonné

FNSEA: le dernier discours de Christiane Lambert, entre legs et rétrospective

- - 2 min

Au terme de son dernier discours comme présidente de la FNSEA, le 30 mars à Angers, Christiane Lambert a appelé à «faire grandir [le syndicat] en permettant aux femmes d’y avoir une plus grande place». Alors que le nouveau conseil d’administration compte 12 femmes sur 64 membres, celle qui a été la première élue à la tête de la FNSEA a exhorté à «les aider à aller au plus haut niveau». «Il faudra aussi veiller tous les jours à notre unité, dans le réseau et entre élus», a aussi glissé l’éleveuse du Maine-et-Loire. Avant d’inviter à «ne pas minimiser l’apport» du comité des parties prenantes qu’elle a créé afin d’«ouvrir les portes et les fenêtres de la FNSEA». Dans un discours fleuve de presque une heure, Christiane Lambert, abondamment applaudie par une salle comble, a filé la métaphore sportive, en particulier rugbystique: «Le collectif de l’agriculture française a fait le job, mais perd chaque jour du terrain dans la compétition mondiale de l’alimentation», a-t-elle regretté. Ces vingt dernières années, «la France a enchaîné les hors-jeu», estime-t-elle, de l’inscription du principe de précaution dans la Constitution jusqu’aux zones de non traitement des phytos. Et d’inviter le ministre de l’Agriculture à «renverser la table»: «Nous avons désormais un cap, les décisions doivent être prises en suivant ce cap: la souveraineté alimentaire.»