La Fepex (importateurs et exportateurs de fruits et légumes) s’inquiète de la récente augmentation du salaire minimum interprofessionnel (+4,4 %, à 1 184 euros par mois) décidée par le gouvernement espagnol pour 2025. «Cette nouvelle augmentation du SMI, ajoutée aux autres, représente une progression de 61% depuis 2018. Cela réduira la compétitivité des exploitations fruitières et maraîchères espagnoles, qui doivent concurrencer sur les marchés nationaux et communautaires des productions d'autres pays avec des coûts de main-d'œuvre horaires inférieurs», explique la fédération. Elle rappelle par ailleurs que le salaire moyen d’un ouvrier agricole au Maroc est de 276 euros, et celui au Portugal est de 870 euros. La Fepex demande des réductions sur les cotisations de sécurité sociale, afin que les producteurs de fruits et légumes puissent intégrer progressivement cette nouvelle augmentation. «Les différences de coûts de production de l’UE par rapport à celles des pays tiers, non seulement dans le domaine du travail mais aussi dans les domaines phytosanitaires, environnementaux, et la difficulté de répercuter ces coûts sur le prix final, rendent le modèle productif de l’UE moins compétitif», selon la Fepex. Pour mémoire, en Espagne, la main-d’œuvre représente jusqu’à 45% des coûts de production.
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