Le CTIFL a évalué les effets prix et météo sur les achats de fruits et légumes (une vingtaine d’espèces étudiées) par les ménages, à partir de données de 2017 à 2022, dans une étude publiée le 3 mars. « L’élasticité prix de la demande varie selon les espèces et les périodes de l’année », résume le Centre technique interprofessionnel des fruits et légumes, sachant qu’« en début et fin de saison, les variations de prix, notamment à la baisse, ont un effet plus significatif sur les quantités achetées » ; « en pleine saison, il est plus limité ». À l’exception du melon, les fruits d’été sont « très sensibles aux variations de prix ». Ainsi la demande d’abricots et cerises (plus chers que la moyenne des fruits et légumes) baisse « fortement » quand les prix augmentent et croît « fortement » quand les prix baissent. Les fruits d’été sont aussi « très sensibles » à la météo : « des températures élevées augmentent la demande pour le melon, la pêche-nectarine et l’abricot » ; « des températures anormalement basses » la réduise. À l’inverse, certains légumes dont la tomate, la courgette, le poivron, l’aubergine et le concombre subissent « une influence modérée » de la météo ; leur élasticité prix est « modérée » sauf pour la tomate (effets de gammes probables).
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