Une équipe de l'Université de Cranfield (Angleterre) a, pour la première fois, validé l'édition de l'ADN de la framboise grâce à la technique CRISPR-Cas9, apprend-on dans une étude publiée dans la revue Frontiers in Genome Editing, le 28 aout. L'opération ne portait pour l'heure que sur des cellules individuelles de framboise (protoplastes). Cette approche permet d'introduire des modifications du génome sans ajout de matériel génétique étranger, accélérant ainsi l'amélioration variétale et respectant la législation anglaise actuelle qui n'autorise que les modifications non transgéniques, est-il expliqué. Selon les chercheurs, cette technique pourrait réduire le délai d'obtention de nouvelles variétés prêtes pour les essais en plein champ de plus de dix ans : douze mois seraient seulement nécessaires. Par ailleurs, la modification du gène NPR1 pourrait ouvrir la voie à des variétés plus durables et plus résistantes. « Les techniques de sélection de précision sont essentielles pour réduire le gaspillage, améliorer la durabilité et la nutrition, et diminuer les coûts alimentaires », explique Ryan Creeth, doctorant et auteur principal de l'étude. Le prochain défi pour l'équipe scientifique consiste à régénérer des plantes entières à partir des protoplastes génétiquement modifiés.
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