Une étude parue dans le 18 février dans la revue Plant Disease et coordonnée par l’Inrae montre que « cultiver [des grandes cultures] sans pesticides est faisable techniquement et économiquement », résume l’institut de recherche dans un communiqué. L’Inrae précise qu'un recours au travail du sol et aux engrais de synthèse a été possible dans le cadre de cette recherche. Issue d’un travail de dix ans, il s’agit du projet Rés0Pest, lancé en 2012 dans le cadre d’un appel à projets Ecophyto Dephy Expé. L’étude, coordonnée par l’Inrae et impliquant l’École d’ingénieurs de Purpan et le Cirad, s’est concentrée sur neuf systèmes de cultures (grandes cultures et polyculture-élevage). Caractérisés par des rotations plus ou moins longues, de cinq à neuf ans, les systèmes en question conduiraient « dans 20 % des cas à un revenu entre 1 et 2 Smic, dans 45 % des cas entre 2 et 3 Smic et dans 35 % des cas plus de 3 Smic mensuels ». Selon les régions, les types de cultures s’avèrent très variés : blé, orge, maïs, bien entendu, mais aussi luzerne, chanvre, sainfoin ou encore pois chiche. La mise en place de tels systèmes suppose néanmoins « des filières de commercialisation adaptées, et une valorisation économique des produits issus de ces systèmes ».
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