Des dizaines d'agriculteurs indiens ont forcé des barrages de police à New Delhi le 8 mai pour rejoindre des lutteuses manifestant contre le patron de la fédération de lutte et député du parti au pouvoir, accusé de harcèlement sexuel et d'intimidation. De nombreux lutteurs sont originaires de l'État voisin de l'Haryana, une région productrice de riz où beaucoup d'habitants vivent de l'agriculture. Les agriculteurs se sont mobilisés à l'appel de l'une des organisations à l'origine des grandes manifestations contre le projet de réformes agraires qui ont duré plus d'un an pour s'achever fin 2021. Des centaines d'entre eux étaient présents lundi après-midi sur le site de la manifestation des lutteuses et leurs partisans, leur implication laissant présager que le mouvement pourrait s'inscrire dans la durée. Les athlètes - dont des médaillés olympiques et des champions du Commonwealth - réclament l'arrestation du président de la Fédération indienne de lutte (WFI), Brij Bhushan Sharan Singh, également député du parti nationaliste hindou au pouvoir. La coalition Samyukta Kisan Morcha (SKM), qui réunit plus de quarante syndicats d'agriculteurs indiens, a publié ce week-end un communiqué condamnant la police de Delhi qui, selon eux, a privé ces athlètes de leurs «droits civiques fondamentaux».
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