«La relation avec l’amont est fondamentale», a déclaré le directeur général de Danone France à la presse à l’occasion de la présentation, le 18 janvier, d’une nouvelle gamme de yaourts hyperprotéinés de la marque HiPRO, en partenariat avec les Jeux olympiques 2024. Ces nouveaux produits seront fabriqués à l’usine de Ferrières-en-Bray (Seine-Maritime), qui est approvisionnée par 362 exploitations laitières normandes. Des contrats pluriannuels de cinq ans ont été mis en place en 2010 avec les éleveurs, qui intègrent les coûts de production depuis 2016. Pour s’adapter à la forte inflation, la méthode de fixation du prix du lait a évolué, et les coûts de production représentent aujourd’hui «80% du prix», a expliqué Hubert Dion, président de Caplait, l’organisation de producteurs approvisionnant le site. Danone fait partie des laiteries qui payent le mieux en ce début d’année 2024, d’après les relevés de la FNPL. Pour aider le renouvellement des générations, l’industriel a mis en place une politique de soutien à l’installation (aide financière, formation, deux semaines de prise en charge de jours de remplacement). Quelque 150 jeunes en ont bénéficié au niveau national, dont 47 du Pays de Bray depuis 2021. «On peut encore aller plus loin avec un prix maîtrisé sur les cinq premières années», plaide Hubert Dion.
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