À l’occasion d’une conférence de presse au Salon de l'agriculture, le 1er mars, la FNPL (producteurs de lait, FNSEA) a alerté sur les conséquences de la guerre en Ukraine et le «risque d’accentuer encore la hausse des charges pour les éleveurs», notamment sur les prix de l’alimentation animale et des engrais. Le blocage des ports ukrainiens a fait s’envoler les cours du blé, du maïs et du colza, renchérissant les coûts de production des éleveurs qui ont déjà augmenté de 12% en un an (indice Ipampa). «Il va falloir que les consommateurs payent à un moment, les éleveurs ne vont pas pouvoir tout encaisser. On s’inquiète de savoir comment on va répercuter ces hausses», déclare le vice-président du syndicat Ghislain de Viron, à Agra Presse, alors que les négociations commerciales 2022 s'achèvent. La situation en Ukraine inquiète la FNPL «pour l’élevage, mais aussi pour le reste de la filière, et les transformateurs qui ont des usines sur place.» Dans un communiqué du 28 février, Lactalis informait que l’un de ses trois sites ukrainiens était à l’arrêt «en raison des zones de combat à proximité» et que l’activité des deux autres était ralentie du fait de la désorganisation de la collecte de lait. «Nous nous efforcerons de maintenir notre contribution à l’alimentation des populations dans la limite d’assurer la sécurité de nos collaborateurs, fournisseurs et clients», explique l’industriel.
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