«Il nous apparaît primordial de mettre en place un bouclier énergétique pour protéger l’industrie laitière», a affirmé le p.-d.g. de la Fnil (industriels «privés») François-Xavier Huard, le 20 septembre, en conférence de presse. La fédération estime qu’une réduction dépassant 5% de l’approvisionnement en énergie aboutirait à une baisse de 50 à 60% de la collecte laitière. «Au-delà de 10% on ne peut plus faire fonctionner les pasteurisateurs», explique François-Xavier Huard. Dans l’incapacité de transformer le lait, les laiteries devraient freiner la collecte. Les prix de l’énergie atteignent des niveaux «stratosphériques», rappelle-t-il, et le dispositif d’aides pour les entreprises fortement consommatrices a «raté sa cible». «Beaucoup d’entreprises ne remplissent pas le critère des 3% (facture d’énergie par rapport au chiffre d’affaires, ndlr) parce qu’elles ont d’autres activités», précise-t-il. De concert avec l’Ania (industries alimentaires), la Fnil demande à «faire bouger les lignes des critères (définis dans le plan d’aide, ndlr) au niveau français et européen» ; un «plafonnement en urgence temporaire des prix de l’énergie pour les entreprises agroalimentaires» et une «accélération du volet décarbonation de France 2030» pour équiper les entreprises d’alternatives au gaz, comme les chaudières biomasse.
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