Dans un communiqué du 14 avril, les sections des Pays de la Loire et de Nouvelle-Aquitaine du syndicat Jeunes agriculteurs (JA) font part de «la désillusion» ressentie par les producteurs de lait, après un début d’année «prometteur», à la suite des annonces de prix payé par les laiteries au mois d’avril. «En début d'année, nous étions assez contents. Le prix de base moyen était d’environ 480€/1000l», explique Michaël Magnier, secrétaire général adjoint JA Nouvelle-Aquitaine. Il est passé à «420-430€/1000l en avril». Alors que les négociations commerciales annuelles ont débouché sur une nouvelle augmentation des prix alimentaires, il s’interroge: «Comment se fait-il que le consommateur paye son produit plus cher et que l’argent ne revienne pas au producteur?». Les cours du beurre et de la poudre, qui déterminent en partie le prix du lait payé aux éleveurs, sont en baisse. Mais «nos charges sont quasi les mêmes», plaide Michaël Magnier qui redoute «un effet ciseaux» si les prix baissent et les charges restent élevées. Dans ce contexte, les sections régionales de JA questionnent «l’avenir de la filière laitière en France», au regard des enjeux de décapitalisation, de renouvellement des générations et de concurrence avec la production d’énergie (méthanisation).
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