Les besoins d’investissement pour réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) des exploitations laitières s’élèvent à «environ 2 milliards d’euros», a indiqué la Fnil (laiteries privées) lors d’une conférence de presse, le 24 septembre. En comparaison, les besoins d’investissement pour les sites de transformation laitiers ont été évalués à 900 millions d’euros pour diminuer leurs émissions de 35% à l’horizon 2030, conformément à l’objectif que s’est fixé l’industrie. Un chiffrage plus précis pour l’élevage doit encore être validé au sein de l’interprofession (Cniel). Le précédent gouvernement a fixé un cap de -12,8% des émissions de GES pour l’élevage bovin à l’horizon 2030 dans le cadre de la Planification écologique. Pour décarboner l’amont, «les laiteries prendront leur part avec des primes et de l’accompagnement technique», assure François-Xavier Huard. Des discussions ont également lieu au niveau interprofessionnel avec les quatre collèges (production, coopération, industrie privée, distribution). «Nous aimerions arriver à une charte ou un accord afin de s’engager en filière sur des éléments de valorisation et de financement de la décarbonation», indique le président-directeur général de la Fnil, François-Xavier Huard, qui aimerait «plus d’écoute» de la grande distribution sur le sujet.
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