François-Xavier Huard, PDG de la Fnil (industriels), s’est dit « inquiet au sujet du développement exponentiel des centrales d’achat européennes » à l’occasion d’un point presse le 25 septembre. D’après ses calculs, des volumes toujours plus importants de lait sont négociés par les distributeurs français hors des frontières nationales. Il estime que sur la moitié des volumes absorbés les GMS françaises, environ 65% sont soumis aujourd’hui à des contrats d’achat à l’échelle européenne, contre 50% un an plus tôt. « Si rien n’est fait, sera bientôt à 100% des produits laitiers qui échapperont à la loi Egalim, soit 6 milliards de litres de lait par an », prévient-il. Pour lutter contre ce contournement de la loi Egalim, la Fnil veut agir au niveau des négociations actuelles sur les pratiques commerciales déloyales qui se tiennent à Bruxelles en proposant que les produits composés majoritairement de matières premières agricoles collectées, transformées et consommées en France ne puissent pas être négociés hors de France. Elle appelle aussi à un renforcement des contrôles de la part de la DGCCRF (fraudes) pour faire applique la loi Egalim.
Abonné
Plus d’articles sur ce thème
Irrigation : un scénario de l’Inrae explore l’agroécologie « marquetée » dans les Hautes-Pyrénées
Le projet de recherche TAI-OC, cofinancé par l’Inrae, a élaboré un scénario prospectif, avec les acteurs d’un territoire…
Des AOP laitières autorisées à adapter l’alimentation des animaux
Le gouvernement a autorisé un assouplissement temporaire des règles de production des fromages AOP abondance, beaufort et…
Budget 2027 : Lecornu liste plusieurs mesures en faveur de l’agriculture
Dans une lettre ouverte aux agriculteurs publiée le 15 août, le Premier ministre Sébastien Lecornu évoque plusieurs…