Le 12 octobre, le tribunal correctionnel de Saint-Brieuc était appelé à juger Jean Chéritel, gérant de l’EURL éponyme, ainsi que Ivanka Tosheva, responsable de l’agence d’intérim bulgare Vadijob, pour travail dissimulé, selon nos confrères de L’Écho de l’Armor et de l’Argoat. Il était reproché à la société d’avoir fait appel à une quarantaine de travailleurs bulgares, prétendument détachés temporairement mais affectés à des tâches permanentes, entre mars 2012 et août 2016. L'inspection du travail estime à 45 000 le nombre d'heures de travail non rémunérées pour un préjudice de l’Urssaf évalué à plus de 260 000 €. Le ministère public a requis des peines de 24 mois d’emprisonnement avec sursis pour les deux prévenus. Une interdiction de territoire national pour une durée de cinq ans, ainsi qu’une interdiction de gérer une entreprise en France, ont été demandées pour la ressortissante bulgare. En plus de la peine d’emprisonnement, il est demandé une interdiction de gérer une société pour une durée de dix ans pour Jean Chéritel. Une amende de 120 000 € est requise à l’encontre de l’EURL ainsi que sa dissolution. Mis en délibéré, le jugement sera rendu à Saint-Brieuc le 18 janvier 2024. En 2022, l’entreprise avait aussi été condamnée pour «tromperie» après avoir vendu des tomates étrangères estampillées «origine France».
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