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Manifestations agricoles : trois experts de l'ONU dénoncent une « criminalisation croissante »

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Trois rapporteurs de l’ONU ont dénoncé le 26 janvier la « criminalisation croissante » des mouvements paysans en France, se disant alarmés par les arrestations d’agriculteurs. « Nous sommes alarmés par cette tendance manifeste à criminaliser les activités syndicales pacifiques », ont déclaré dans un communiqué ces rapporteurs, qui sont mandatés par le Conseil des droits de l’homme de l’ONU, mais qui ne s’expriment pas au nom de l’organisation. Ces experts*estiment que « l’escalade dans la répression des manifestations récentes par le gouvernement français soulève de sérieuses inquiétudes concernant la restriction disproportionnée des libertés fondamentales ». Les trois experts de l’ONU expriment « leur profonde inquiétude face à l’escalade des gardes à vue et des poursuites pénales » à l’encontre d’agriculteurs et de dirigeants syndicaux agricoles en France. Ils pointent en particulier du doigt « l’arrestation de 52 personnes » le 14 janvier par la police, alors que plus de 150 agriculteurs protestaient au ministère de l’Agriculture « contre les politiques gouvernementales concernant l’épidémie de dermatose nodulaire contagieuse, l’accord commercial UE-Mercosur et le manque de soutien à l’agriculture de petite échelle ».
* Carlos Arturo Duarte Torres, président-rapporteur du Groupe de travail sur les droits des paysans et autres personnes travaillant en zones rurales ; Gina Romero, rapporteure sur les droits à la liberté de réunion pacifique et d’association ; et Mary Lawlor, rapporteure sur la situation des défenseurs des droits de l’homme