L’Inrae a annoncé le 2 février avoir mis au point un procédé avec GRDF pour augmenter la production de biogaz par un prétraitement à la chaux des cultures intermédiaires multi-services environnementaux (Cimse) à forte teneur en matière sèche. Leurs résultats ont été publiés le même jour dans Bioresource technology. Les Cimse sont majoritairement composées de parois végétales dont les constituants, comme les lignocelluloses, sont difficiles à dégrader, limitant l’accès aux composés que les microorganismes utilisent pour produire le méthane, explique l’Inrae dans un communiqué. La fonction des prétraitements est donc de casser les liens entre les lignines et ces composés pour améliorer le potentiel de production de méthane des Cimse. Les travaux ont été menés à petite échelle sur du seigle et du tournesol fournis par des agriculteurs de la région Occitanie. «Le prétraitement à la chaux s’est révélé efficace sur les échantillons à forte teneur en matière sèche et a permis d’augmenter de 15% leur potentiel de production de méthane, avec des résultats similaires sur le seigle et le tournesol», indique l’Inrae.
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