Dans un rapport sur la gestion de l'expertise du ministère de l'Agriculture, paru le 2 octobre, le CGAAER constate que l'administration est confrontée à deux phénomènes qui, « à l'échelle d'une génération », ont des « conséquences négatives lourdes » sur les compétences agricoles et agroalimentaires des agents : le papy-boom et l'essor de la délégation. Le papy-boom « a fragilisé la transmission naturelle de savoirs et savoir-faire, les jeunes en situation d’en bénéficier n’étant pas assez nombreux », constatent les hauts fonctionnaires ; la « simple diffusion des compétences au sein des communautés » ne suffit plus, et le tutorat peine à pallier faute de moyens suffisants. Ensuite, l'évolution des missions et le développement de la délégation entraîne une « diminution des occasions d’entraîner et améliorer [les] compétences techniques » des agents. Et de citer la fin des « missions d'ingénierie publique », des « avertissements agricoles », ou de l'« instruction des dossiers Feader ». Pour résoudre ce problème, les auteurs du rapport proposent notamment un « comité stratégique de l'expertise », sous la présidence du secrétariat général du ministère, pour définir les besoins d'ici cinq à dix ans.
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