Plusieurs géants mondiaux du négoce agricole vont se désengager de leurs activités logistiques en Russie, renforçant le contrôle de Moscou sur le commerce stratégique du blé, a rapporté l’AFP le 5 avril. À partir du 1er juillet 2023, le plus grand négociant agricole mondial Cargill, ainsi que les groupes Louis-Dreyfus (LDC) et Viterra, se contenteront ainsi d’affréter des bateaux pour récupérer des cargaisons, afin d’éviter une rupture de la chaîne d’approvisionnement mondiale. Jusqu’à présent, ces géants étaient profondément implantés en Russie, faisant le lien entre les agriculteurs et l’étranger, en possédant infrastructures, silos, terminaux, navires… Plus d’un an après le début de la guerre en Ukraine, ces entreprises ont mentionné ces derniers jours des «défis liés à l’exportation de céréales qui continuent de s’accroître», selon l’AFP. Ils devront donc se séparer des terminaux portuaires sur la mer Noire et des silos dans lesquels ils avaient acquis des parts. Pour cela, Viterra comme Louis-Dreyfus évoquent des «options de transfert à de nouveaux propriétaires» pour leurs activités et actifs en Russie. Andreï Sizov, du cabinet de conseil russe SovEcon, ne serait néanmoins «pas surpris que certains actifs restent aux mains des négociants, que les mêmes équipes russes continuent à faire ce qu’elles font sous un autre nom», rapporte l’AFP.
Abonné
Plus d’articles sur ce thème
Installation : en Pays de la Loire, la région lance un nouveau prêt à taux zéro
La région Pays de la Loire lance un prêt à taux zéro dédié à l’installation des jeunes éleveurs, a-t-elle annoncé le…
Agritourisme : une esquisse de PPL pour structurer et développer le secteur
Remettant son rapport aux ministres Serge Papin (PME) et Annie Genevard (Agriculture) le 13 mai, la mission…
Ademe : le conseil d’administration vote contre le projet de réforme du gouvernement
Le conseil d’administration de l’Agence de la transition écologique (Ademe) a adopté, le 19 mai, une résolution…