«Certains distributeurs relancent la guerre des prix les plus bas», dénonce la FNSEA qui plaide dans un communiqué du 11 mai pour que l’agriculture française ne soit pas «la grande sacrifiée de la lutte contre l’inflation». Le syndicat demande aux pouvoirs publics de faire «respecter les lois Egalim», expliquant que les coûts de production «ne baissent pas» et que «pour certaines productions, leur couverture n’est même pas atteinte». Il évoque des «tensions depuis quelques semaines» sur les prix d’achat à la production, faisant référence aux productions d’élevage. La construction du prix «en marche avant», grand principe des lois Egalim, doit rester «une priorité politique», insiste la FNSEA. «L'expérience démontre que ce ne sont pas les distributeurs qui prendront en charge les baisses de prix qu'ils brandissent en étendard du pouvoir d'achat: c'est inexorablement le producteur qui est sacrifié». Le syndicat majoritaire estime que «tout relâchement par rapport à l’esprit de la loi est une porte ouverte à des importations inacceptables», alors que le gouvernement pousse les distributeurs et les industriels à renégocier leurs contrats pour faire baisser les prix à la consommation.
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