Dans un article paru dans le média The Conversation du 5 octobre, des scientifiques de diverses institutions (Inrae, Acta, Anses, etc.) ont présenté deux mécanismes pour aider les agriculteurs à se passer des néonicotinoïdes. Le premier concerne la mise en place d’un mécanisme assurantiel afin de « permettre aux agriculteurs de faire face aux années de forte infestation ». Les auteurs rappellent que le PNRI-C (Plan national de recherche à innovation consolidé) « a démontré sa faisabilité, et ce d’autant plus que cette situation (dégâts massifs de la jaunisse virale, NDLR) n’a été observée qu’en 2020 ». L’autre mécanisme est la répartition du coût sur l’ensemble de la chaîne, allant du producteur au consommateur, « dans l’esprit des lois Egalim 1 et 2 ». Les scientifiques présentent une liste de solutions alternatives, mais sont conscients de leurs limites. Raison pour laquelle « les agriculteurs ne peuvent pas être les seuls à supporter le surcoût et le risque associés », indiquent-ils. La CGB (betteraviers, FNSEA) s’était montrée critique envers le PNRI-C, indiquant que ses travaux « n’ont pas encore permis de mettre au point des alternatives efficaces aux néonicotinoïdes ». Ce qu’admettent les scientifiques, expliquant dans l’article que le plan « n’a pas totalement atteint son objectif de déployer, dès 2024, des solutions opérationnelles ».
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