Alors qu’une réunion du comité de surveillance des néonicotinoïdes est prévue pour le 20 janvier, le ministère de l'Agriculture indique à Agra presse avoir «bien pris connaissance de la décision de la Cour de Justice de l’Union Européenne». «Une analyse est en cours par les services», assure-t-on. La CGB (betteraviers), dans un communiqué publié le 19 janvier, «s’insurge» de son côté contre la «brutalité» de la décision de justice. «À seulement quelques semaines des semis de betteraves, on ne peut pas envisager de rester dans l’impasse», dénonce son président Franck Sander. Et de rappeler que «le Plan National de Recherche et d’Innovation (PNRI) n’apporte pas encore d’alternatives». Pour François Veillerette, porte-parole de Générations Futures cité dans un communiqué, le gouvernement français doit retirer «immédiatement sa proposition de nouvelle dérogation» puisque celle-ci «s’avère illégale». Une source interrogée par le quotidien Le Monde le 19 janvier estime en synthèse «probable que l’arrêté de réautorisation, bien qu’illégal au regard du droit européen, sera signé, puis que les associations saisiront le Conseil d’État». «Le gouvernement peut encore renoncer», invite de son côté sur Twitter l’avocat Arnaud Gossement, spécialisé sur les questions environnementales.
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