Alors que les récoltes du fruit à coque se profilent, l'Association nationale Noix de France (A2NF) s’inquiète du projet d’accord commercial entre l’Union européenne (UE) et les États-Unis, conclu par une déclaration conjointe le 21 août. Cet accord prévoit l’instauration de contingents tarifaires à droit nul pour vingt produits agricoles, dont 500 000 tonnes de fruits à coque en provenance des États-Unis. Parmi ces fruits figure la noix, dont la production française n’a atteint que 27 711 tonnes en 2024, selon le ministère de l’Agriculture (Agreste), en-dessous de la moyenne quinquennale d’environ 40 000 tonnes par an. La consommation française serait du même ordre de grandeur. À ce jour, les noix américaines sont soumises à un droit de douane de 4 % à l’entrée dans l’UE, un droit de douane appelé à disparaître si l’accord entre en vigueur. « C’est un scandale, on sacrifie une filière française d’excellence », dénonce Christian Nagearaffe, président de l’A2NF. Après la Chine, les États-Unis sont les plus gros producteurs de noix, avec 607 814 produites en 2024, selon le ministère américain de l’Agriculture (USDA). « Nous ne travaillons pas du tout de la même façon », ajoute M. Nagearaffe, qui craint que le durcissement des restrictions chinoises sur certaines importations agricoles américaines pousse les États-Unis à reporter vers l’Europe des volumes initialement destinés à la Chine.
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