Les ministres de la Recherche et de l'Agriculture ont conjointement lancé, le 6 janvier, la partie numérique du volet agricole du plan France 2030 (voir notre article) présenté en octobre 2021. Visant «l’agroécologie et le numérique», elle sera dotée de 65 millions d'euros (M€) sur huit ans, pilotée conjointement par deux instituts de recherche, l'Inrae (agriculture, environnement) et l'Inria (numérique). Quatre axes de recherche sont annoncés: accompagner des changements de pratiques; caractériser des ressources génétiques animales et végétales; développer de nouvelles générations d'agroéquipements; et développer des outils numériques d'aide à la décision. Cette enveloppe de 65 M€ prendra la forme d'un PEPR (Programme et équipements prioritaires de recherche), une politique publique «dédiée au financement de la recherche la plus fondamentale», selon l'Agence nationale de la recherche (ANR). Elle s'inscrit dans un ensemble plus grand, une Stratégie d'accélération dédiée aux «systèmes agricoles durables et équipements agricoles contribuant à la transition écologique». C'est ce que Julien Denormandie avait présenté comme l'enveloppe dédiée à la «troisième révolution agricole». Elle devait être dotée d'un milliard d'euros (dont 400 M€ issu du PIA 4). Dans cette Stratégie d'accélération, trois autres PEPR sont prévus: «Sélection variétale avancée», «Grand défi robotique» et «Biocontrôle/biostimulants».
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