«La transformation des cages vers les codes alternatifs (actuellement 59% des poules) va se poursuivre», a annoncé la semaine dernière Frédéric Chartier, président de la coopérative Armor Œufs (Pontivy, Morbihan) qui vend ses œufs à Sanders. Leader de la production d’œufs en France avec 10% des effectifs de poules pondeuses (4,8 millions, 122 producteurs), le groupement a connu une année pour le moins difficile. «Il a fallu se battre pour la mise en place d’Egalim 2 dans les contrats en début d’année», explique Frédéric Chartier. À peine ce dossier refermé, la guerre en Ukraine éclatait et l’inflation se mettait à accélérer. Certaines hausses ont pu être couvertes «en bonne partie» par la revalorisation des contrats. Durant l'année 2022, Frédéric Chartier estime que les charges ont augmenté de «6 à 7% après une hausse de 3-4% en 2021». Mais les difficultés n’étaient pas encore toutes arrivées. Après avoir sévi en Vendée au cours du premier semestre, l'influenza aviaire a gagné la Bretagne en fin d’année 2022. Rien que dans les Côtes-d’Armor, 24 élevages ont été touchés jusqu’en février (quatre chez Armor Œufs) et 1,4 million de poules ont été abattues. (Franck Jourdain)
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