Six faucheurs d’OGM ont comparu le 14 décembre à la cité judiciaire de Dijon pour avoir détruit le 15 avril 2017 à Villy-le-Moutier (Côte-d’Or) une parcelle de colza utilisée par le semencier allemand KWS pour des recherches sur les OGM, selon eux. «Les semenciers comme KWS sont coupables de dissémination d'OGM», a déclaré Pierre Clément, l’un des six prévenus, à l’AFP. Leur avocat, Guillaume Tumerelle, a affirmé que sur cette parcelle KWS «se cachait derrière une nouvelle technique, la mutagenèse», qui consiste à provoquer des mutations sur le génome d’un organisme vivant, sans y insérer de nouveaux gènes. Pour les associations de protection de l'environnement, les organismes obtenus par mutagenèse seraient des «OGM cachés». «Ils se sont trompés», a affirmé Nicolas Joigneault, le propriétaire du champ concerné. «KWS menait des recherches conventionnelles. Je suis en agriculture de conservation des sols, qui limite les herbicides. Jamais, je n'aurais accepté d'OGM», s'est défendu l'agriculteur. «KWS France ne fait pas d'OGM ou de mutagénèse», a renchéri François Eloi, ancien directeur du développement chez KWS France. Le jugement devrait être mis en délibéré.
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