Alors que la fièvre catarrhale ovine (FCO) sévit dans le sud du Massif central, «nous n’avons aucune nouvelle de la part des services de l’État dans le Gard, aucune information, aucune alerte», a déploré Frédéric Mazer, le vice-président national du Modef, lors d’une conférence de presse le 24 octobre. D’après cet agriculteur installé à Corbès (Gard), la maladie a touché depuis début septembre «entre 60 et 80 éleveurs ovins» dans le sud des Cévennes, dans une bande allant d’Alès à Barre-des-Cévennes. «La DDPP n’a donné aucune consigne sur les mouvements d’animaux, la maladie peut circuler librement entre les élevages, les abattoirs», affirme l’élu. Le syndicat indique avoir interpelé le ministre de l’Agriculture à ce sujet lors du Sommet de l’élevage, lequel aurait été «surpris». Dans le Gard, le Modef demande «une réunion de concertation entre la préfecture, la DDTM, le GDS (groupement de défense sanitaire, NDLR), les services vétérinaires et les syndicats pour trouver ensemble une issue et indemniser les éleveurs pour les animaux morts». Depuis l’arrivée, cet été, d’une nouvelle souche du sérotype 8 de la FCO, la France a comptabilisé plus de 600 foyers au 6 octobre. Un bilan qui n’a pas été remis à jour depuis.
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