Les éleveurs de la CFA (FNSEA) ont appelé le 19 février à un arrêt des livraisons d'oeufs aux enseignes Carrefour et Leclerc après l'annulation à la dernière minute d'une réunion sous l'égide du ministère de l'Agriculture pour déterminer le partage des charges de l'ovosexage entre la distribution et les producteurs. Dans le cadre d'un accord interprofessionnel, qui expire le 28 février, la grande distribution payait une cotisation de 59 centimes pour 100 oeufs au titre des investissements nécessaires pour mettre en place cette technologie. La CFA accuse la GMS de «bloquer toutes les discussions pour empêcher tout accord de financement et, pour finir, obliger les producteurs à payer le surcoût de l'ovosexage», qu'elle estime à 40 millions d'euros. «A aucun moment», la distribution «n'a envisagé de solutions dans lesquelles les producteurs auraient à contribuer au paiement de l'ovosexage», a réagi Layla Rahhou, déléguée générale de la Fédération du commerce et de la distribution (FCD), auprès de l'AFP. Selon elle, «la position des producteurs (CFA) vise à bloquer les discussions pour parvenir au maintien de l'accord initial de 2022 pourtant caduc», ce qui «n'est pas acceptable». L'interprofession française de l'oeuf (CNPO), qui devait participer à la réunion, a confirmé à l'AFP son annulation.
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