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Pesticides/SDHI: l'Anses abaisse certaines valeurs toxicologiques de référence

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Attendu de longue date après plusieurs mois de retard et plusieurs démissions d'experts, le rapport complémentaire de l'Anses sur les effets des pesticides SDHI est paru le 5 décembre, qui conclut à l'abaissement des valeurs toxicologiques de référence (VTR) de plusieurs molécules, sans pour autant «mettre en évidence de préoccupation sanitaire par ingestion cumulée de résidus dans les aliments au regard des valeurs toxicologiques ajustées». Dans le détail, l’Agence propose «d’ajuster à la baisse 11 des 39 VTR analysées, en diminuant modérément leur valeur actuelle d’un facteur de réduction allant de 1,5 à 3,3». L'Anses annonce aussi qu'il proposera à l'Efsa de faire évoluer la méthodologie d'évaluation de ces molécules. L'expertise inclut en annexe deux avis divergents de deux chercheurs, de l'Inserm et de l'Inrae, qui contestent certaines conclusions. Sont notamment visées, sur le fond, l'évaluation des «toxicités d'organe» et, sur la forme, les méthodes de la concertation des experts, au cours de laquelle plusieurs ont démissionné, affaiblissant sa «pluralité». En 2019, l'Anses avait publié en urgence un rapport d'expertise concluant à l'absence «d'alerte sanitaire», quelques mois après l'alerte lancée dans une tribune publiée dans Libération par plusieurs biologistes de l'Inserm et du CNRS. En février, l'association Pollinis a déposé un recours auprès du tribunal de l’Union européenne contre la prolongation de mise sur le marché accordée à un SDHI, le boscalid.