«Il est plus que certain que le développement de l’agriculture intensive, combiné à l’artificialisation des sols ou encore la perte de zones humides, est à l’origine du phénomène» de perte de biodiversité, déplore Marc Clément, président du tribunal administratif de Lyon, dans une tribune publiée le 13 mars sur le site du quotidien La Croix. Or, regrette le juge, «nous sommes aujourd’hui incapables de changer de modèle agricole». Pour preuve, avance-t-il, la nouvelle déclinaison française de la Pac «s’appuie sur le label Haute valeur environnementale, bien peu ambitieux, alors que le soutien à l’agriculture biologique diminue». De même, l’utilisation des pesticides aurait «très largement empiré» selon le magistrat, qui rappelle l’alerte de la Cour des comptes sur une hausse de 12% des utilisations entre 2009 et 2016. Et ces épandages induisent «également des coûts de dépollution et conduiront à l’avenir à des tensions toujours plus fortes sur la ressource en eau», appuie le juge. «Nous avons les moyens de modifier radicalement le cours des événements», invite-t-il, soulignant les sommes déjà mobilisées «dans le cadre des politiques de soutien à l’agriculture».
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