Dans les prochains mois, «la concurrence entre tous les exportateurs mondiaux devrait être rude sur les marchés asiatiques», prévoit l'Ifip (Institut du porc) dans son Baromètre d'avril. Première explication: le ralentissement des importations chinoises, premier moteur du marché mondial (-16,7% en 2021, hors abats). Après avoir été dévasté par la peste porcine africaine (PPA) en 2018-2019, «la croissance rapide de la production en Chine en 2021 a surpris le monde entier», note l'Ifip dans son Bilan 2021. La production y a bondi de 34,4%, à 48,85 Mtec. Comme le relève l'institut, «de grands complexes de production ont démarré et de petites fermes vivrières ont également profité d’une bonne rentabilité.» Autre facteur exacerbant la concurrence: la guerre en Ukraine, qui constituait le deuxième débouché russe à l'export. Moscou «cherchera certainement à conquérir d’autres marchés, en particulier en Asie», prédit l'Ifip. Cinquième producteur mondial, la Russie reste un acteur de second plan sur les marchés: en 2021, elle a exporté 249 800 tec de viande (hors abats), quand l'UE en expédiait 4,68 Mtec. Toutefois, comme le remarque l'Ifip, le pays «ne cesse de développer ses exportations sur les marchés mondiaux».
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