Dans deux communiqués distincts le 15 février, l'interprofession porcine (Inaporc) et la Fédération des industriels de la charcuterie (Fict) alertent sur la situation des industriels «face à la hausse du coût de l’énergie et à la hausse du prix du porc» (+65% depuis début 2022), alors que les négociations commerciales annuelles doivent s'achever à la fin du mois. «Sans prise en compte réelle et urgente de la situation par les clients distributeurs, les entreprises de charcuterie sont en péril», prévient la Fict. Selon un sondage réalisé auprès de ses adhérents, «un tiers des entreprises annoncent devoir réduire leurs effectifs ou leurs productions, et pire, plusieurs entreprises de charcuterie traiteur font déjà l’objet d’une procédure de sauvegarde voire de redressement judiciaire». Et dans le cadre des négociations en cours, les «surcoûts liés aux énergies ne sont pas pris en compte» pour 22% des entreprises répondantes, et «de façon limitée» pour deux tiers d'entre elles. L'interprofession interpelle plus généralement sur la situation de la filière, qui a vu la production baisser en 2022, comme dans l'ensemble de l'UE, mais également les importations augmenter, avec une autosuffisance qui s'érode, reculant à un niveau de 103% en 2022.
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